L'Ingénu (Voltaire)

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Livre 13,95 $


L’Ingénu, un Huron du Lac Ontario, débarque en Basse-Bretagne en 1689. Son nom résume sa nature : il est libre et pur. Son intelligence claire, exempte de faussetés religieuses, lui permet d’affronter les idées reçues et les a priori d’une société ancrée dans ses certitudes et règles de conduite, tant à Saint-Malo qu’à Versailles et Paris. Converti par amour, emprisonné par loyauté, il se lie d’amitié avec un vieux janséniste qui assurera son éducation intellectuelle.

Qui est-il, ce bon sauvage venu d’Amérique ? Dans quel monde est-il tombé ? L’Ingénu aspire à la connaissance dans une société qui ne lui fait pas de place et qui, sous le pouvoir des Jésuites, dirige et manipule les consciences. En réalité, Voltaire parle du temps de Louis XIV pour mieux raconter son propre siècle. Avec L’Ingénu, le philosophe lance une arme de destruction contre les préjugés religieux de tout temps.

   


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1948, c’est l’année du Refus global, l’année de la révolte éclatante. Cependant, ce titre provocateur, s’il appelle la modernité, est aussi un piège puisqu’il ne laisse apparaître qu’une part de la détermination des signataires. Car ces derniers écrivent aussi : "Au refus global nous opposons la responsabilité entière." Dénoncer la société sclérosée, certes, mais aussi en assumer l’héritage, par la contestation même et en se tournant vers l’avenir. Cet engagement des signataires du Refus global, les essayistes québécois vont le tenir. De 1948 à nos jours, ils n’ont cessé de se tourner vers le réel pour en explorer toutes les dimensions. Au cri de Desbiens répond la voix tranquille de Dumont ; à la méditation de Morency se joint la réflexion de Vadeboncœur ; la révolte de Godin se prolonge dans l’ironie de Ferron et de Pedneault. Chacun à leur façon, ils s’engagent dans notre présent. Ainsi, de la génération de Cité libre à celle de Parti Pris, de la voix d’une conscience collective à la voix singulière, du politique au poétique, les essayistes québécois parcourent tous les possibles de l’essai. Du Refus global à la responsabilité entière propose un portrait global et signifiant de l’essai québécois depuis 1948. Y sont repris quelque 30 textes d’auteurs marquants de notre littérature, regroupés selon leur problématique et leur approche du genre. En outre, chaque chapitre permet de mieux comprendre certaines caractéristiques de l’essai. Au terme de son parcours, le lecteur aura eu l’occasion de faire plus qu’un survol de notre littérature essayistique contemporaine; il aura rencontré des auteurs - incontournables ou moins connus -, des textes solides et parfois désarçonnants; il aura analysé, réfléchi, comparé, réfléchi encore; il aura appris à mieux connaître une époque pas si lointaine et son propre présent. Pourquoi cet ouvrage est-il pertinent ? C’est à partir de 30 œuvres, dont 15 textes complets d’auteurs importants de notre littérature contemporaine, que l’étudiant est mis en contact avec la pensée et le style des plus grands essayistes québécois. Il se voit ainsi placé sur un itinéraire de lecture où, de Ferron à Vadeboncœur, du frère Untel à Jacques Brault, ses connaissances et sa compréhension du texte littéraire se verront élargies. D’autre part, l’ouvrage permet au professeur de trouver dans un seul recueil des textes intéressants, lisibles, de tons et de facture variés, qui s’opposent et se répondent à la fois de façon à interpeller le lecteur et à justifier sa réflexion. De plus, l’œuvre des auteurs retenus ne s’étant pas limitée à l’essai, il devient facile d’explorer un peu plus loin, de partir à la découverte de l’imaginaire de ces mêmes auteurs par la fréquentation d’autres textes de genres différents, ouvrant ainsi des avenues et des perspectives pédagogiques fort stimulantes.

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Heureux hasard, pour nous Québécois, que Louis Hémon ait choisi le Lac-Saint-Jean pour écrire son roman, Maria Chapdelaine. Habité par la nostalgie de la vie primitive, il cherchait un lieu encore sauvage, loin des villes, et des gens simples, près de la nature. Nul doute que Louis Hémon, l’aventurier, mais aussi le fin observateur de la réalité québécoise, nous a donné l’un des plus importants romans de notre littérature. Traduit dans plusieurs langues, souvent et richement illustré, porté à l’écran à plusieurs reprises, modelé en bandes dessinées, livré en chansons et découpé en pièces de théâtre, son récit est devenu un mythe. Drôle de carrière pour ce roman québécois, écrit par un Français, qui a fixé à jamais l’image du Québec dans le reste du monde. Il importait que le collégien soit invité à découvrir la qualité littéraire de cette œuvre, influencée par le réalisme et le symbolisme alors dominants.

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Frondeur, bretteur, harangueur, voici Cyrano de Bergerac, personnage du XVIIe siècle, propulsé héros du XIXe siècle par Edmond Rostand. Dès la première, la pièce connaît un succès foudroyant, et la verve de Cyrano ne s'est pas démentie depuis. Mais ce héros blessé qui se cache sous l'identité d'un autre, de peur d'affronter la réalité, ne nous berne pas. Sa fragilité n’a d'égale que son panache. L'élève découvrira ici quel est le poids du sacrifice de Cyrano, comment les mots, qui auront toujours été son arme de prédilection, l'enfermeront dans un mutisme qui aura raison de lui.

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