Du refus global à la responsabilité entière

  • Auteur(s) : Yolaine Tremblay
  • Pages : 184
  • ISBN : 978-2-89443-125-2
  • ISBN10 : 2-89443-125-2
Format Prix Quantité
Livre 39,95 $


1948, c’est l’année du Refus global, l’année de la révolte éclatante.
Cependant, ce titre provocateur, s’il appelle la modernité, est aussi un piège puisqu’il ne laisse apparaître qu’une part de la détermination des signataires. Car ces derniers écrivent aussi : "Au refus global nous opposons la responsabilité entière."

Dénoncer la société sclérosée, certes, mais aussi en assumer l’héritage, par la contestation même et en se tournant vers l’avenir. Cet engagement des signataires du Refus global, les essayistes québécois vont le tenir. De 1948 à nos jours, ils n’ont cessé de se tourner vers le réel pour en explorer toutes les dimensions. Au cri de Desbiens répond la voix tranquille de Dumont ; à la méditation de Morency se joint la réflexion de Vadeboncœur ; la révolte de Godin se prolonge dans l’ironie de Ferron et de Pedneault. Chacun à leur façon, ils s’engagent dans notre présent. Ainsi, de la génération de Cité libre à celle de Parti Pris, de la voix d’une conscience collective à la voix singulière, du politique au poétique, les essayistes québécois parcourent tous les possibles de l’essai.

Du
Refus global à la responsabilité entière propose un portrait global et signifiant de l’essai québécois depuis 1948. Y sont repris quelque 30 textes d’auteurs marquants de notre littérature, regroupés selon leur problématique et leur approche du genre. En outre, chaque chapitre permet de mieux comprendre certaines caractéristiques de l’essai. Au terme de son parcours, le lecteur aura eu l’occasion de faire plus qu’un survol de notre littérature essayistique contemporaine; il aura rencontré des auteurs - incontournables ou moins connus -, des textes solides et parfois désarçonnants; il aura analysé, réfléchi, comparé, réfléchi encore; il aura appris à mieux connaître une époque pas si lointaine et son propre présent.

Pourquoi cet ouvrage est-il pertinent ? C’est à partir de 30 œuvres, dont 15 textes complets d’auteurs importants de notre littérature contemporaine, que l’étudiant est mis en contact avec la pensée et le style des plus grands essayistes québécois. Il se voit ainsi placé sur un itinéraire de lecture où, de Ferron à Vadeboncœur, du frère Untel à Jacques Brault, ses connaissances et sa compréhension du texte littéraire se verront élargies.

D’autre part, l’ouvrage permet au professeur de trouver dans un seul recueil des textes intéressants, lisibles, de tons et de facture variés, qui s’opposent et se répondent à la fois de façon à interpeller le lecteur et à justifier sa réflexion. De plus, l’œuvre des auteurs retenus ne s’étant pas limitée à l’essai, il devient facile d’explorer un peu plus loin, de partir à la découverte de l’imaginaire de ces mêmes auteurs par la fréquentation d’autres textes de genres différents, ouvrant ainsi des avenues et des perspectives pédagogiques fort stimulantes.





  • Suggestions

Encouragez et développez l’autocorrection chez vos étudiants Depuis la réforme de l’enseignement collégial entreprise au milieu des années 90, les ouvrages méthodologiques sur la dissertation critique se sont multipliés. Cependant, aucun ne porte proprement sur l’amélioration de la langue ou la qualité de l’expression. La dissertation critique. Comment la rédiger, la corriger et en améliorer le style comble cette lacune et met l’accent sur la nécessité de prendre le temps d’examiner, de comprendre et d’appliquer les conseils du professeur, atteignant ainsi un des objectifs de réforme : l’autocorrection. Aidez vos étudiants à apprendre de leurs erreurs Conçu à partir des principales erreurs observées chez les étudiants dans le cadre de la dissertation critique, l’ouvrage adopte une approche pédagogique fondée sur la présentation de tableaux, ce qui permet de repérer facilement les erreurs courantes ainsi que la correction ou l’amélioration à y apporter. Rendez votre correction plus efficace Trois types de correction (générale, détaillée et référencée) sont proposés en fin d’ouvrage ; à chacune est joint un exemple. Quel que soit le type retenu, une telle façon de faire procure à l’étudiant l’avantage de mieux comprendre les conseils du professeur et de vaincre plus rapidement ses difficultés. Elle évite également au correcteur la tâche fastidieuse de sans cesse retranscrire les mêmes recommandations.

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Heureux hasard, pour nous Québécois, que Louis Hémon ait choisi le Lac-Saint-Jean pour écrire son roman, Maria Chapdelaine. Habité par la nostalgie de la vie primitive, il cherchait un lieu encore sauvage, loin des villes, et des gens simples, près de la nature. Nul doute que Louis Hémon, l’aventurier, mais aussi le fin observateur de la réalité québécoise, nous a donné l’un des plus importants romans de notre littérature. Traduit dans plusieurs langues, souvent et richement illustré, porté à l’écran à plusieurs reprises, modelé en bandes dessinées, livré en chansons et découpé en pièces de théâtre, son récit est devenu un mythe. Drôle de carrière pour ce roman québécois, écrit par un Français, qui a fixé à jamais l’image du Québec dans le reste du monde. Il importait que le collégien soit invité à découvrir la qualité littéraire de cette œuvre, influencée par le réalisme et le symbolisme alors dominants.

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L’Ingénu, un Huron du Lac Ontario, débarque en Basse-Bretagne en 1689. Son nom résume sa nature : il est libre et pur. Son intelligence claire, exempte de faussetés religieuses, lui permet d’affronter les idées reçues et les a priori d’une société ancrée dans ses certitudes et règles de conduite, tant à Saint-Malo qu’à Versailles et Paris. Converti par amour, emprisonné par loyauté, il se lie d’amitié avec un vieux janséniste qui assurera son éducation intellectuelle. Qui est-il, ce bon sauvage venu d’Amérique ? Dans quel monde est-il tombé ? L’Ingénu aspire à la connaissance dans une société qui ne lui fait pas de place et qui, sous le pouvoir des Jésuites, dirige et manipule les consciences. En réalité, Voltaire parle du temps de Louis XIV pour mieux raconter son propre siècle. Avec L’Ingénu, le philosophe lance une arme de destruction contre les préjugés religieux de tout temps.    

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Un petit vieux, assassiné chez lui, dans le tranquille quartier des Batignolles... Une police trop contente d'arrêter rapidement l'assassin... Un assassin trop content d'avouer... L'agent de sûreté Méchinet et son jeune ami Godeuil ont des doutes... Leur enquête, dans le Paris du XIXe siècle, déjouera les apparences trompeuses, afin que le crime, comme il se doit, ne reste pas impuni. Voici donc, écrit par Émile Gaboriau, l'inventeur du roman policier, alors au sommet de sa gloire, un court récit qui conjugue le réalisme de Balzac au rythme haletant des romans-feuilletons de Dumas. L'approche proposée mène l'élève au cœur des enjeux littéraires de ce « roman judiciaire ».

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