Ubu roi (Alfred Jarry)

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Livre 14,95 $


Trahison, violence, abus de pouvoir, Ubu roi présente toutes les composantes d’une grande tragédie. Pourtant, c’est une farce qu’Alfred Jarry offre au spectateur, une parodie magistrale et grotesque de l’avidité humaine et des maux qu’elle entraîne.

Son personnage, l’odieux Père Ubu, secondé par la tout aussi mesquine Mère Ubu, ne recule devant aucun excès pour satisfaire son insatiable appétit de pouvoir, de phynance et d’andouilles. La naïveté d’enfant cruel de cet archétype du despote fait basculer l’action du côté du rire plutôt que de l’horreur.

Œuvre d’avant-garde, Ubu roi n’a rien perdu de sa modernité. C’est qu’aucune convention n’échappe à l’irrévérence de Jarry : il parodie les auteurs classiques, remet en question les fondements du théâtre et de la littérature, et réinvente même la langue. Un iconoclaste-né !



  • Suggestions

Lorsqu’en 1850 naît Maupassant, Flaubert a 29 ans. Quarante ans plus tard, ces deux Normands, unis par des liens familiaux, seront considérés comme les deux plus grands maîtres réalistes de leur époque. Flaubert et Maupassant sont des spectateurs attentifs des moeurs de leur temps : pour le premier, cette observation passe par une écriture précise et ciselée, pour le second, par une phrase souple et incisive. Voici deux des plus célèbres récits réalistes : Un coeur simple de Flaubert, dont le narrateur, apparemment impassible, raconte l’histoire d’une humble servante, et Histoire d’une fille de ferme de Maupassant, d’une rare finesse psychologique.

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On ne badine pas avec l’amour. C’est dit comme un proverbe, une sentence même. Depuis 1834, ces mots de Musset évoquent le jeu de l’amour qui tourne au drame. Voici une comédie bien moins légère qu’il n’y paraît! Une magistrale leçon, puisée dans l’expérience de l’auteur et dans celle de la génération romantique, la sienne. Ceux qui ont un jour pensé que l’amour n’est que jeu seront détrompés. On ne joue pas avec les sentiments! Camille et Perdican ont voulu «badiner» : leur orgueil les a rendus aveugles à eux-mêmes et aux autres. Que devient l’amour qui a perdu l’occasion d’aimer vraiment ? On ne badine pas avec l’amour témoigne de la complexité de l’âme humaine. Grâce à un de ses plus fins observateurs : Alfred de Musset.

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L’École des femmes est à inscrire dans la lignée des pièces de théâtre qui font date, au même titre que Le Cid de Corneille ou Hernani d’Hugo : profondément novatrice, la pièce bouleverse les habitudes et s’impose comme la première grande comédie du théâtre français. Mais ce qui lui vaut son succès aujourd’hui, ce n’est pas tant sa forme que ses thèmes intemporels. L’éveil d’Agnès à l’amour et à la vie, pourrait-on dire, les droits des femmes, l’échec de l’autorité aveugle, etc. permettent au spectateur — et au lecteur — contemporain de s’identifier aux personnages à la fois tragiques et comiques, et d’apprécier leur complexité.

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Conflits de générations, impuissance et désespoir de jeunes amoureux incompris, sentiments de révolte face à un père obsédé par l'argent : voici quelques enjeux de L'Avare. Molière a bâti ici une comédie dans laquelle s'illustrent différents « caractères » : l'ingénue (Mariane), le fils prodigue (Cléante), l'honnête homme (Anselme), le valet rusé et indispensable (La Flèche), l'entremetteuse (Frosine), l'homme à tout faire (Maître Jacques), etc. Toutefois, c'est le personnage d'Harpagon — vieillard acariâtre, rétrograde, égoïste, méchant — qui domine la pièce : son avarice, poussée jusqu'au délire, empoisonne les relations humaines et contamine ses proches en les poussant à mettre au jour des aspects peu sympathiques de leur personnalité. Et le talent de Molière fera de toute cette noirceur une comédie drôle et enlevée où les bons triompheront du méchant !

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